Présentation et fondements de la Maison de la transhumance

Centre d’interprétation des cultures pastorales méditerranéennes

Nous sommes des éleveurs, des experts de l’agriculture, de l’environnement et des sciences de l’homme, des opérateurs culturels et des élus locaux, qui voulons mettre en commun nos compétences pour défendre la pratique de la transhumance et en approfondir et diffuser la connaissance aux profits de la société.

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LA DEFENDRE

Pour sa fonction environnementale et paysagère

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, où les organisations professionnelles d’élevage savent faire valoir les avantages multiples de la transhumance et où la plupart des troupeaux transhument en bétaillère, sa pratique n’est pas vraiment menacée. Elle a considérablement régressé, par contre, dans la quasi-totalité des espaces méditerranéens au point de disparaître par endroits, comme en Italie du sud et du centre.
Or sa disparition, qui entraîne avec elle celle du système et des savoir-faire qui la rendaient possible, est irréversible. Elle est aussi à défendre dans le contexte plus large de l’élevage pastoral, celui des herbivores dont la quasi-totalité de l’alimentation est pâturée dans des milieux très divers, de la steppe aux pelouses d’altitude en passant par la garrigue, la lande, le sous-bois ou la broussaille. Ce pâturage entretient la biodiversité et façonne les paysages.

Pour ses productions

Relevant d’une forme d’agriculture en totale adéquation avec la transition écologique en cours, puisque n’exigeant aucun produit de synthèse, les productions bouchères et fromagères issues de l’élevage ovin transhumant correspondent aux goûts et aux attentes d’aujourd’hui. Elles participent aussi des mets les plus fameux de la région. Quant à la laine du mérinos d’Arles dont la race domine en Provence, elle est l’une des plus fines du monde et fait l’objet de tentatives de valorisation d’ores et déjà très prometteuses.

Pour la culture qu’elle véhicule

La transhumance, le nomadisme dont elle est une forme, et plus largement l’élevage du mouton et la mobilité qui le caractérise, nourrit notre civilisation depuis l’invention de la domestication. Nos trois religions monothéistes en sont imprégnées. Les fêtes de la transhumance sont aujourd’hui l’une des manifestations publiques de cette relation nécessaire.

APPROFONDIR SA CONNAISSANCE

L’étude de la transhumance fait appel aux apports et au croisement de disciplines aussi diverses que l’agronomie, la zootechnie, l’écologie, la géographie, l’économie, l’anthropologie, l’histoire ou la linguistique. Elle est nécessairement interdisciplinaire. L’objectif est triple :

  • Rassembler les données issues de ces disciplines et des recherches auxquelles elle donne lieu dans le cadre plus large du pastoralisme, soit de la relation homme – espace – herbe – herbivore, au sein d’une base de données consultable.
  • Rechercher et entretenir les échanges avec les organisations, les chercheurs et les particuliers qui travaillent sur la transhumance.
  • Organiser ou participer aux colloques et aux rencontres ayant pour finalité d’enrichir et de diffuser cette connaissance.

DIFFUSER SA CONNAISSANCE

Les expositions, l’édition, les réalisations audio-visuelles, les fêtes, les foires, les concours, les supports pédagogiques, les sentiers de découverte, les technologies de l’information et de la communication… sont autant de moyens d’expression et d’occasions que la Maison de la transhumance met à profit pour diffuser la connaissance de la transhumance. Elle le fait dans le cadre plus général de l’élevage pastoral et de formes qu’il connaît sous le climat méditerranéen.

Maison de la transhumance © Quai13