2026 – Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux
Propositions d’animations par la Maison de la transhumance
Maison de la transhumance – Année internationale 2026
Propositions d’animations par la Maison de la transhumance
Maison de la transhumance – Année internationale 2026
Cette exposition itinérante réalisée par la Maison de la transhumance a pour ambition d’interroger l’extraordinaire capital de connaissances, de savoir-faire, de races domestiques, de productions, d’espaces à protéger et de paysages dont les acteurs principaux sont le berger et la bergère d’ovins transhumants. Bergers et éleveurs, beaucoup le sont l’un après l’autre au cours de leur existence, mais tous partagent le même savoir. Salariés ou propriétaires, ils savent assumer la responsabilité du troupeau et rechercher en toutes circonstances l’équilibre qui doit nécessairement s’établir entre l’herbivore, le couvert végétal, le sol et le climat. D’où la pratique de la transhumance qui, en milieu méditerranéen surtout, demeure la plus adaptée. Elle y bénéficie de plus d’une expérience plurimillénaire, riche d’adaptations successives grâce auxquelles elle demeure d’actualité. Périodiquement renouvelée dans le déplacement entre la plaine et la montagne, la relation qu’entretiennent les transhumants avec le monde peut être d’un grand profit dans la réflexion que mènent nos sociétés urbaines sur leur relation avec l’environnement. Pourquoi, de consommateurs et de spectateurs qu’elles sont à son égard, ne pourraient-elles pas, comme le sont les professionnels de l’élevage ovin transhumant, en devenir aussi les acteurs et les producteurs ? Ainsi doit être comprise l’inscription de la transhumance au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, non pas comme une relique du passé mais bien comme un modèle inspirant de relation entre l’homme et l’environnement. Et là, en Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur où la transhumance résiste et a des chances de perdurer si elle bénéficie du soutien de tous, de se questionner sur l’avenir de cette pratique millénaire, souvent reléguée au rang de « tradition ». Par son actualité et les potentialités prometteuses dont elle témoigne, la transhumance pourrait répondre en effet à bien des problématiques de notre époque.
Inaugurée en avril 2025 au Musée de la Camargue, cette exposition a bénéficié du soutien des Directions de la Culture de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur et du Département des Bouches-du-Rhône. Elle est amenée à être présentée dans de nombreux sites de la Région SUD et au-delà. Elle est accompagnée de conférences, ciné-débats, signatures d’ouvrages, animations pédagogiques… La Maison de la transhumance remercie l’ensemble des éleveurs, bergers et bergères, qui ont contribué, en prêtant leur image, en confiant leurs mots et parfois leurs outils de travail, à sa réalisation.
Fiche technique – Exposition itinérante Où vas tu berger – 10 04 2025
Le langage fait partie du bagage indispensable à toute personne voulant appréhender et comprendre le métier de berger transhumant ainsi que sa culture spécifique. À l’heure où la transhumance vient d’être inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, il est apparu essentiel à la Maison de la transhumance de rééditer Le Petit Lexique du pastoralisme provençal, publié en 1995 par Paul Pétrequin dans la revue Le monde alpin et rhodanien. L’auteur, qui fut berger, éleveur et chercheur, met ainsi à la portée de tous la langue spécifique au métier de berger transhumant entre la Provence et les Alpes, un parler majoritairement issu du provençal, employé il y a peu encore sur les grandes foires aux moutons comme celles d’Arles ou de Salon-de-Provence. Si certains termes sont désormais moins utilisés, ils sont pour la plupart toujours enseignés à l’École de Bergers du Domaine du Merle, à Salon-de-Provence, où sont formés chaque année une vingtaine de jeunes bergers et bergères venus de tous les horizons. L’expression « faire la route », « transhumer », a inspiré la création du GR®69 La Routo®, qui relie désormais Arles à Cuneo, dans le Piémont italien, par les anciennes drailles de transhumance. Au riche texte s’ajoutent ici des illustrations de Max Franc, berger « de passion » qui garde de nos jours dans la Montagne du Cheval Blanc, dans le sud des Alpes.
Petit lexique du pastoralisme en Provence. Pétrequin Paul, Franc Max, Maison de la transhumance, 48 p., 2024. Disponible auprès de la Maison de la transhumance.
L’ÂNE ET LA ROUTO
KARIN HUET
224 pages – broché – 20 €
À la découverte de la Routo, ancienne draille de transhumance, un récit alerte qui fait sourire à chaque pas et à chaque page.
Christophe Béchu, Ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a remis le 1er mars 2024 lors du Salon International de l’Agriculture (Paris) le Certificat d’inscription de la transhumance au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité pour « La Transhumance, déplacement saisonnier de troupeaux », aux représentants du CORAM (Collectif des races locales de massifs), en présence des représentants des Ministères de la Culture, de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
La pratique de « la Transhumance, déplacement saisonnier de troupeaux » a été inscrite officiellement sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (UNESCO) lors de la dix-huitième session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel qui se tient du 4 au 9 décembre 2023 à Kasane (République du Botswana).
Pour la France, la Maison de la transhumance, Centre d’interprétation des cultures pastorales méditerranéennes, œuvre à la mise en place d’un « Plan de Sauvegarde et de Valorisation de la transhumance » avec plusieurs partenaires dans le cadre d’un Comité de Pilotage présidé par le CORAM (Collectif des Races Locales de Massif).
Un plan de valorisation à l’échelle de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur est également en préparation.
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Communiqué de presse Ministères
Communiqué de presse transhumance UNESCO_06.12.2023
Dossier de presse transhumance UNESCO_06.12.2023
Arnaud Bizalion Editeur – Maison de la transhumance
Marcel Coen (texte et photographie) – Benoît Coutancier, Jean-Claude Duclos, Patrick Fabre (textes)
192 pages – FF 20×25 cm – 150 photographies – 35 euros
Textes traduits en anglais.
Le jury national du Trophée de l’Innovation des Agricultures de Provence s’est réuni samedi 3 juin, au Domaine du Merle, dans le cadre du Salon des Agricultures de Provence pour distinguer les projets les plus innovants, qui témoignent d’une agriculture performante et durable, et apportent une avancée significative au bénéfice des consommateurs, de l’environnement ou des professionnels du monde agricole.
Pour l’étape finale de cette 4e édition du Trophée de l’Innovation, les finalistes ont pitché devant le jury et présenté leurs projets innovants dans différentes catégories : produits et services, nouvelles pratiques culturales, processus de transformation ou modes de distribution.
Résultats du Jury final :
1er prix : la Maison de la transhumance pour La Routo
2ème prix : exploitation Ciancanelli Guillaume pour son jambon cru d’agneau
3ème prix : CHABAS SAS
Prix spécial du Jury : Ipsago
Prix spécial de la transition et de la biodiversité : Shiso et Compagnie
Prix spécial de la transition climatique : Ecomouv
La gamme complète de vêtements de pleine nature La Routo est désormais disponible sur le site
https://transhumance.de
et bientôt en vente dans les enseignes spécialisées.
Les travaux ont commencé à l’automne 2022 et devraient se terminer fin 2023. La bergerie retrouvera ensuite sa vocation pastorale par la suite.
Plus d’informations à venir.